Portrait d’auteur
Biberonné à l’imaginaire des années 80, architecte de mondes la nuit
Moi, c’est William DU ROC. C’est un pseudonyme, mais les histoires que je raconte viennent de ce que j’ai de plus réel : ma mémoire, mes obsessions, mes colères et cette envie persistante de regarder au-delà de l’horizon.
J’écris principalement le soir, lorsque le quotidien ralentit et que le silence laisse enfin suffisamment de place aux autres mondes. C’est à ce moment-là que naissent les stations orbitales, les cités verticales, les intelligences artificielles trop zélées et les personnages ordinaires qui tentent de survivre au milieu de systèmes beaucoup plus puissants qu’eux.
Un imaginaire né devant un écran cathodique
Je fais partie de cette génération qui a grandi la manette à la main et les yeux tournés vers les étoiles. Mon imaginaire s’est d’abord construit avec la poésie spatiale d’Albator et d’Ulysse 31, les civilisations oubliées des Mystérieuses Cités d’Or et l’énergie de Dragon Ball.
Ces œuvres m’ont transmis le goût de l’aventure, des voyages impossibles et des mondes qui semblent continuer d’exister longtemps après la fin d’un épisode.
Plus tard, mes horizons se sont assombris. Cowboy Bebop m’a montré que l’espace pouvait être mélancolique et profondément humain. Neon Genesis Evangelion m’a confronté au vertige de l’identité et de la solitude. Gunnm m’a fait découvrir des corps transformés par la technologie dans des sociétés où tout, même l’humanité, peut devenir une marchandise.
De la fascination à la méfiance envers le progrès
Avec Blade Runner, Ghost in the Shell, Matrix et les romans de William Gibson, j’ai découvert un futur qui ne se contente pas de montrer des machines extraordinaires. Le cyberpunk pose une question qui traverse aujourd’hui tout ce que j’écris : qui profite réellement du progrès ?
La technologie peut réparer un corps, prolonger une vie ou faciliter le quotidien. Elle peut aussi surveiller, trier, endetter et rendre indispensable ce qui était autrefois un choix.
De Dune et Hypérion, j’ai gardé le goût des civilisations complexes et des grands espaces. D’Alien, celui des lieux clos où la technique devient une menace. Mais ce qui m’intéresse le plus n’est pas la machine elle-même : c’est ce qu’elle révèle de ceux qui la possèdent, de ceux qui la subissent et de ceux qui tentent de lui échapper.
Pourquoi j’ai créé Seboïm
Seboïm est né à la frontière de ces influences, entre le cyberpunk « low life », le space opera et le récit d’enquête.
Je ne voulais pas raconter l’histoire d’Élus chargés de sauver la galaxie. Mes personnages sont des enquêteurs indépendants, des combattants fatigués, des enfants des niveaux inférieurs ou des individus simplement placés au mauvais endroit, face à une vérité qu’il serait plus confortable d’ignorer.
Ils vivent dans des sociétés où l’air, la lumière, la mémoire et le corps possèdent un prix. Les intelligences artificielles facilitent le quotidien tout en renforçant la bureaucratie. Les implants offrent de nouvelles possibilités, mais rendent parfois leurs utilisateurs plus dépendants encore. Les mégacorporations promettent un avenir meilleur, à condition que quelqu’un accepte d’en payer la facture.
Seboïm me permet d’explorer les mécanismes du pouvoir, les fractures sociales et ce qui reste de notre liberté lorsque les systèmes savent tout mesurer — sauf peut-être ce qui nous rend véritablement humains.
Ce que vous trouverez dans mes romans
Je n’écris pas une science-fiction froide ou purement théorique. J’écris une SF visuelle, rythmée et atmosphérique, avec des enquêtes, des technologies qui dérapent, des personnages faillibles et quelques éclats d’humour pour continuer à respirer lorsque l’univers devient trop sombre.
Mes récits peuvent vous conduire dans les profondeurs d’une mégapole privée de ciel, sur une station orbitale rongée par les rapports falsifiés ou au milieu d’une compétition sportive où les souvenirs eux-mêmes ne sont plus dignes de confiance.
Que sommes-nous prêts à abandonner en échange du confort, de la sécurité ou du progrès ?
La question qui traverse l’univers de Seboïm